une petite présentation de Barack Obama

une petite   présentation de Barack Obama
Barack Obama II[1] le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii, est le président élu des États-Unis d'Amérique.

Diplômé de l'Université Columbia et de la Faculté de droit de Harvard, homme politique américain, sénateur démocrate de l'Illinois au Sénat des États-Unis entre le 4 janvier 2005 et le 16 novembre 2008[2], Barack Obama s'est assuré le 4 novembre 2008, la victoire pour l'élection au poste de président des États-Unis, en remportant face au républicain John McCain, une large majorité de grands électeurs : 365 à 173[3] (53% à 46% au niveau du vote populaire[4]). Une fois élu par ces derniers le 15 décembre 2008, il doit entrer en fonction le 20 janvier 2009, devenant alors le 44e président des États-Unis et le premier afro-américain[5] à accéder à la Maison Blanche.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 14:14

Modifié le mardi 02 décembre 2008 17:14

Barack Obama est le père de famille exemplaire

“Barack Obama est le père de famille exemplaire”
Barack Obama n'a pas gagné seul. Autour de lui, et avec lui, ses deux petites filles et sa femme Michelle (que les médias américains ont mis du temps à cerner) ont permis la construction d'une image de famille attachante et exemplaire. L'américaniste Sylvie Laurent, auteur “d'Homérique Amérique” (éd. Seuil), revient sur cette victoire en rangs serrés.


# Posté le mardi 02 décembre 2008 14:44

Espoirs et illusions en Europe suite à la victoire d'Obama

Espoirs et illusions en Europe suite à la victoire d’Obama
Espoirs et illusions en Europe suite

à la victoire d'Obama

Par Ulrich Rippert

Jamais l'élection d'un président américain n'aura été suivie aussi attentivement et avec autant d'excitation de ce côté-ci de l'Atlantique que celle opposant Barack Obama et John McCain. Les deux principaux réseaux télé publics de l'Allemagne, ARD et ZDF, ont établi des studios à Washington et ont commenté sans interruption, du jour de l'élection jusqu'à tôt mercredi matin.

Des dizaines de journalistes ont interviewé en direct des électeurs qui attendaient en ligne aux bureaux de scrutin américains. De nombreux animateurs et reporters n'ont pas caché leur appui pour Obama. Parmi les invités du studio ARD à New York se trouvait le ministre allemand de l'Intérieur Otto Schily, du Parti social-démocrate (SPD), qui arborait fièrement son badge électoral Obama devant les caméras.

Le président allemand Horst Köhler (Union chrétienne-démocrate, CDU) a envoyé un télégramme de félicitations à Obama le soir de sa victoire, soulignant les liens étroits entre l'Allemagne et les Etats-Unis. En s'attaquant aux problèmes auxquels il sera confronté, Köhler a écrit qu'Obama pourrait compter sur l'Allemagne en tant que « partenaire fiable et ami de longue date ». Le président fédéral a indiqué que cela représentait une nouvelle initiative pour des « politiques mondiales en coopération ».

Des célébrations électorales en Allemagne furent organisées dans des restaurants, des hôtels et des établissements culturels de nombreuses villes. On pouvait lire sur l'invitation d'un tel rassemblement à Hambourg : « La fête commence à 22h00 et se poursuit jusqu'à la victoire d'Obama. »

Commentant cet événement, Der Spiegel écrit : « Au bar, des expressions d'enthousiasme côtoyaient d'autres d'amertume — de nombreux invités sont plongés dans de calmes discussions, plutôt qu'occupés à fêter sans arrêt — certains visages ont une grave expression. Le pays du fier et du courageux a honte de lui-même. “Dans quel pays vivons-nous où plus de 40 millions d'Américains ne peuvent se payer une assurance-santé décente ?” demande Sarah de New York. Le sourire de l'étudiante aux cheveux blonds qui avait auparavant accueilli les visiteurs disparaît : “Aujourd'hui, nous sommes connus à travers le monde comme des guerriers, des pollueurs; en bout de ligne nous sommes la risée du monde”, rouspète la jeune femme de 22 ans. Deux guerres ont été déclenchées à cause des Américains, l'instabilité du monde causée par une seule nation... »

« L'Amérique est libérée d'un fardeau » constituait le message provenant du chef du service étranger de la Süddeutsche Zeitung. Mais, un tel enthousiasme n'était pas limité qu'aux Etats-Unis.

On pouvait entendre un soupir de soulagement à travers toute l'Europe, nota Die Zeit, ajoutant : « Peut-être que c'est seulement le soulagement que le choc des années Bush est terminé. » Le journal, qui est proche du SPD, déclare qu'il n'y a jamais eu de président américain qui a fait autant de dommage à la réputation et à l'image des Etats-Unis que l'administration Bush.

Die Zeit continua : « Jamais l'Amérique n'a perdu autant de pouvoir pendant la période de deux mandats. Une guerre d'agression, Abou Ghraïb, Guantanamo, une halte au désarmement, un blocus à l'amélioration de l'environnement, un déficit record, la Nouvelle-Orléans, des scandales de corruption, une crise économique — qui peut en vouloir aux Américains de souhaiter du changement ? »

La chronique note que les électeurs ne pensaient pas que Bush était en mesure de faire passer les réformes dont le pays avait besoin : « Barack Obama fut capable de tourner l'élection en un référendum sur les politiques de George Bush. Maintes fois, McCain a répété que ce n'était pas Bush qui était le candidat présidentiel. Mais, cela n'a pas aidé : Obama fut en mesure de présenter la candidature de McCain comme le sinistre présage d'un troisième mandat de Bush à la Maison-Blanche. »

En France, l'enthousiasme n'était pas seulement limité aux Américains vivant là-bas. Selon le Spiegel Online, la victoire d'Obama a mené à de « véritables éclatements d'enthousiasme » dans le Quartier latin à Paris, où plusieurs étudiants demeurent. Les journaux français rivalisait dans l'exubérance de superlatifs. Libération a décrit l'élection comme une « décision idéologique » pour une « autre Amérique » ; Le Monde a louangé la « grande victoire » et Le Figaro a célébré une « élection historique. »

Le président Nicolas Sarkozy a louangé le « brillant succès » d'Obama et a envoyé ses félicitations « au nom de tous les Français ». Sarkozy a déclaré que, durant sa propre campagne électorale, il avait rencontré Obama aux Etats-Unis en 2006 et a ajouté : « Je n'ai jamais cru au succès d'Hillary Clinton. »

En plus du soulagement évident de la fin de l'ère Bush, plusieurs commentateurs des médias se sont illustrés par les grandes illusions qu'ils entretenaient envers l'administration Obama. Sous le titre « La résurrection du rêve américain », le Spiegel Online a écrit :

« Obama est l'offre de réconciliation des Etats-Unis après toutes ces années de provocations politiques préméditées, d'actions militaires hors du droit international, d'affirmations par les Etats-Unis du droit aux frappes militaires préventives. La doctrine Bush a été jetée au rebut hier soir. La position unilatéraliste de la superpuissance de l'Occident est probablement chose du passé maintenant. »

Il ne faudra pas longtemps avant que de tels espoirs et illusions se brisent sur les écueils de la réalité. Dans le discours qu'il a donné à Berlin l'été dernier, Obama avait déjà clarifié qu'il espérait que les Européens soignent leurs « inhibitions pacifistes » et se préparent à intervenir de façon beaucoup plus vigoureuse aux côtés des Etats-Unis en Afghanistan et dans d'autres guerres.
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# Posté le mardi 02 décembre 2008 16:57

Études, famille et carrière professionnelle

Études, famille et carrière professionnelle
Après le lycée, Barack Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie puis il entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Il commence une carrière professionnelle à Chicago comme analyste d'affaires d'une grande compagnie financière. En 1984, il choisit de travailler comme animateur social dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman, travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'Églises progressistes. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche, ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion [22] , se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et se convertit au protestantisme.

Barack Obama quitte Chicago en 1987 pour trois ans afin d'étudier le droit à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Cambridge près de Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier afro-américain [5] rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.
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# Posté le mardi 02 décembre 2008 17:21